Le Cabinet des illusions. Les savoirs en trompe-l’œil en Corée (XVIIIe-XXe siècle)
À la fin du XVIIIe siècle en Corée, les peintures en trompe-l’œil représentant des bibliothèques, appelées chaekgeori, illustrent la curiosité intellectuelle et l’ouverture du royaume de Joseon. Inspirées à la fois par la tradition chinoise et par la perspective européenne, ces œuvres, véritables cabinets de désirs, témoignent d’un univers érudit et poétique.
Pour la première fois au Musée Guimet, une exposition restitue toute l’importance de ce mouvement pictural. Livres, porcelaines, bronzes et œuvres d’art s’y combinent pour créer des illusions savamment orchestrées, évoluant progressivement vers un style onirique, à mi-chemin entre le surréalisme et le fauvisme.
Thierry Ollivier, Vase with knotted fabric decoration, China, Qing dynasty (1644-1911), Qianlong reign and mark (1736-1795) - Courtesy of the artist and Guimet – musée national des arts asiatiques.