Le Pavillon des Orchidées, premier volet de la trilogie d’expositions de Navarroza, s’intéresse aux échanges et aux phénomènes d’acculturation qui ont accompagné la circulation des personnes et des objets à travers les Philippines avant et pendant les siècles du commerce des galions de Manille. L’exposition met en lumière l’héritage panasiatique du pays et, plus particulièrement, la présence chinoise de longue date profondément ancrée dans la culture et l’identité philippines.
Bien que Navarroza apparaisse tout au long du Pavillon des Orchidées, il ne s’agit pas d’autoportraits au sens traditionnel du terme. Elle explique qu’elle utilise son corps comme un médium, « à la manière d’une babaylan », en référence à la figure spirituelle des Philippines précoloniales. Son corps demeure constant, tandis que les costumes, les gestes et les attributs se transforment, lui permettant d’incarner différentes personnalités au sein de ses photographies.
Wawi Navarroza, Ten Thousand Things (Blue & White, Self-Portrait with Promise Piece), 2026 - Courtesy of the artist and the gallery
Galerie
- Wawi Navarroza, Ilustrada (Self-Portrait after Justiniano Asuncion "Portrait of Filomena Asuncion Villafranca" c. 1850s–1860s), 2026 - Courtesy of the artist and the gallery
- Wawi Navarroza, Triple-Tongued (The Artist as Scholar, Self-Portrait as Ladino), 2026 - Courtesy of the artist and the gallery