Daido Moriyama : Lettres d'amour à la photographie
Pour Daido Moriyama, la photographie est vivante, profondément vivante. Depuis le début des années 1960, il entretient avec elle une relation quotidienne, presque existentielle. Il aborde la photographie à travers ses images, ses livres et ses écrits, chacun constituant une véritable déclaration. En 1972, son ouvrage Shashin yo sayonara (Adieu à la photographie) rompt avec les règles de la « bonne » photographie. Parallèlement, il publie des essais dans des magazines japonais consacrés à la photographie (Asahi Camera, Provoke, Shashin Jidai, etc.), chacun s’apparentant à une forme de manifeste. Il effectue également de nombreux pèlerinages sur les lieux associés au tout premier photographe, Nicéphore Niépce. Bon nombre de ses images du quotidien renvoient le médium à lui-même : elles lui tendent un miroir.
Daido Moriyama, Stray Dog, Misawa, 1971 - Courtesy of the artist and Bruce Silverstein.